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de la Société canadienne des postes
Extrait de la présentation déposée par monsieur Marc Courtois et madame Moya Greene dans le cadre de l'Examen stratégique, page 43 :
Les syndicats exercent des pressions en vue de se procurer des avantages qu'ils n'ont pu obtenir lors de négociations. Comme de telles démarches ont porté fruit par le passé, ils s'y prennent toujours de la même façon pour en arriver à leurs fins. |
TROUVEZ L'ERREUR… OU LE DROIT D'ÉVALUER LA PRODUCTIVITÉ!!!
Comme vous le constatez, le Mémoire de l'employeur reproche aux syndicats d'exercer des pressions extérieures pour nous procurer des avantages que nous n'aurions pas obtenu lors des négociations.
Par contre, la direction de Postes Canada tente d'utiliser l'Examen stratégique pour atteindre ses objectifs face au STTP et ses membres. Sans aucune réserve, la Société recommande qu'une tierce partie examine notre convention collective. Dans les faits, Postes Canada est l'employeur responsable du plus grand nombre d'infractions à ses conventions collectives au Canada. Cette situation soulève que la Société néglige de respecter sa propre signature.
MESURES DU RENDEMENT INDIVIDUEL
Pages 41 et 42 du Mémoire de madame Greene et monsieur Courtois :
Postes Canada ne peut évaluer le travail d'une personne pour déterminer sa productivité. La Société peut uniquement mesurer le travail d'un groupe, afin d'obtenir une évaluation objective. Cela rend très difficile la gestion des employés non productifs. |
À la lecture de ce paragraphe, on peut certainement affirmer que c'est la Société qui tente de se procurer des avantages non négociés, car l'employeur n'a-t-il pas évalué de façon individuelle le rendement des employées et employés à Léo-Blanchette?
L'employeur n'a-t-il pas ordonné à des membres de subir des entrevues sur la productivité et fait des menaces pour augmenter la productivité individuelle?
L'employeur ne fait-il pas des suivis et évaluations aux employés des comptoirs?
L'employeur n'a-t-il pas refusé de payer des heures supplémentaires aux employés du groupe 2, prétextant qu'ils n'atteignent pas les normes?
N'est-ce pas là de l'évaluation individuelle sur la productivité?
L'employeur n'a-t-il pas suspendu de nos membres car ces derniers demandaient de se faire payer les heures supplémentaires et cela, souvent dans des conditions très pénibles?
N'est-ce pas là de la discipline, suite à des mesures de rendement individuel?
La Société peut uniquement mesurer le travail d'un groupe afin d'obtenir une évaluation objective. |
Cette phrase se retrouve dans le paragraphe cité auparavant.
Ne trouvez-vous pas que cette phrase est inquiétante? L'employeur tente-t-il de se donner le droit d'évaluer nos membres de façon non objective?
L'employeur recherche-t-il des moyens aléatoires pour évaluer ses employées et employés?
Finalement, suite aux différents passages cités plus haut, ne pouvons-nous pas affirmer que c'est l'employeur qui tente de se procurer des avantages qu'il n'a pas obtenu en négociations?
Vous êtes nombreuses et nombreux à avoir subi de la pression, des rencontres et des mesures sur votre rendement, alors que même le Mémoire de la Société affirme que l'employeur n'a pas le droit.
IMAGINEZ CE QU'IL FERAIT S'IL EN AVAIT LE DROIT…
Syndicalement,
Alain Duguay Président STTP-Section locale de Montréal Montréal, le 3 novembre 2008 / 037 |